Processus créateur-traversée d'un fantasme.

  Dsc 7492

 

 Pas de création sans une filiation symbolique, à un créateur-maître ou une

 école de l'art pratiqué. Pour ce qui nous concerne nous parlerons de Maîtres de

 calligraphie ou d'Écoles de calligraphie.

 C'est ce qui donne la filiation de l 'oeuvre.

 Mais aussi pas de création sans transgression des lois du Maître, 

 de ce Maître qui  s'attache  son élève, malgré lui, malgré eux.

 

 Attachement nécessaire pour transmettre et recevoir son art, 

 détachement nécessaire,

 qui en passe parfois par une rupture violente,

 non symbolisable dans les mots,

 mais symbolisable dans une création.

 

 Le procesus est le même en psychanalyse, on appelle cela "liquidation du transfert", 

 rarement la clinique dévoile la violence de ce détachement. 

 On appelle cela aussi "le meurtre du père".

 Il y a un  tabou   autour de cette rupture, plutôt un fantasme;

 se séparer, serait dangereux pour l'élève " élevé ", le disciple, "le patient",

 parfois douloureux pour le Maître comme un dés-amour, un abandon, 

 comme une mort imaginée...inacceptable

 L'élève et le maître se retrouveront seuls, poursuivant leur chemin.

 C'est bien la meilleure chose qui puisse leur arriver à ces deux là....!

 Mais, c'est aussi jouer avec le feu,

 cela peut se payer de moments d'angoisse, de solitude, 

 même de dépression, voire de somatisation.

 La liberté de notre interprétation du monde, passe par cette coupure, qui est une coupure-lien;

 on ne peut se couper, partir, s'exiler, que si l'on se sent en lien, avec une histoire, 

 qu'elle soit familliale, artistique, calligraphique.

 

 Pas de création, sans repli narcissique, pour  explorer ses chemins de traverse.

 Ouillouillou....chaos, errances, vertiges, gouffre,

 et une nouvelle trace émerge,

 nourrie d'une histoire immatérielle transmise,

 émouvante...

 

 
 

 

 

Égarez-vous sur des chemins de traverse...

 Toutes reproductions ne sont pas libres de droit

 

 

Date de dernière mise à jour : 25/02/2014